L’appel à la repentance “Dieu l’a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés (Actes 5:31).
Lecture proposée :
The Signs of the Times, 14 février 1895 ; 29 juillet 1913
“L’appel et la justification sont deux choses différentes. L’appel consiste dans l’attraction que le Christ exerce sur le pécheur ; c’est l’action du Saint-Esprit sur le cœur, qui amène la conviction du péché et invite à la repentance.”—Messages Choisis, volume 1, p. 457.
1. UN PROFOND REGRET DES PÉCHÉS Dimanche12 novembre
a. Que sommes-nous appelés à faire pour que Dieu puisse pardonner nos péchés ? Actes 3:19.b. De quoi la vraie repentance sera-t-elle toujours accompagnée et quel effet cela aura-t-il sur le cœur et la vie ? 2 Corinthiens 7:9-10.“La repentance comprend la douleur d’avoir commis le péché et le délaissement de celui-ci. Impossible d’abandonner le péché avant d’en avoir vu la gravité ; point de vrai changement de vie jusqu’à ce que l’on se soit détourné du péché de tout son cœur.”—Vers Jésus, p. 23 ou Le Meilleur Chemin, p. 21.“Nous déplorons fréquemment nos mauvaises actions, mais à cause de leurs conséquences désagréables : ce n’est pas là la vraie repentance. Une douleur sincère à l’égard du péché est le résultat de l’opération du Saint-Esprit. L’Esprit fait connaître l’ingratitude du cœur qui fait peu de cas du Sauveur et qui l’a contristé, et il nous amène, repentants, au pied de la croix. Chaque péché inflige à Jésus une nouvelle blessure ; quand nous regardons à celui que nous avons percé, nous pleurons sur les péchés qui l’ont affligé. De tels pleurs conduisent à renoncer au péché.”—Jésus-Christ, p. 289–290.
2. LE DON DE LA REPENTANCE Lundi13 novembre
a. Comment la prière de David illustre-t-elle la nature de la vraie repentance ? Psaumes 51:3-6, 12-15.“[David] voyait l’énormité de sa transgression, la souillure de son âme ; il abhorrait son péché. Ce n’est pas le pardon seulement qu’il demandait, mais la pureté du cœur. Il soupirait après la joie de la sainteté, et la communion avec Dieu.”—Vers Jésus, p. 25 ou Le Meilleur Chemin, p. 22–23.b. Qu’enseigne la Bible au sujet de la source de toute repentance ? Romains 2:4.“Il est tout aussi impossible de se repentir sans avoir la conscience réveillée par l’Esprit de Dieu que d’obtenir le pardon sans Jésus-Christ. Jésus-Christ est la source de tout bon sentiment. C’est lui seul qui peut mettre dans nos cœurs l’horreur du péché. Chaque aspiration vers la vérité et la pureté, chaque conviction de notre péché est une preuve de l’influence du Saint-Esprit sur notre cœur.”—Vers Jésus, p. 26 ou Le Meilleur Chemin, p. 24.c. Comment pouvons-nous obtenir ce genre de repentance ? Matthieu 11:28 ; Actes 5:31.“L’Écriture n’enseigne nulle part que le pécheur doive se repentir avant de répondre à cette invitation du Sauveur : «Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos» (Matthieu 11:28). Les hommes doivent venir à Christ parce qu’ils voient en lui leur Sauveur, le seul qui leur vienne en aide, qui les rende capables de se repentir ; car s’ils pouvaient se repentir sans venir à Christ, ils pourraient aussi être sauvés sans Christ. C’est une vertu émanant de Jésus qui nous donne la véritable repentance. […] La repentance est tout autant un don de Christ que le pardon et on ne peut la trouver dans le cœur où Jésus n’a pas travaillé. Il est tout aussi impossible de se repentir sans avoir la conscience réveillée par l’Esprit de Dieu que d’obtenir le pardon sans Jésus-Christ. Christ attire le pécheur par la manifestation de son amour sur la croix qui touche le cœur, frappe l’esprit et inspire à l’âme contrition et repentance.”—The Review and Herald, 1er avril 1890.
3. LES CONDITIONS DU PARDON Mardi14 novembre
a. Quelles sont les conditions d’obtention du pardon établies dans la parole de Dieu ? Proverbes 28:13 ; Jacques 5:16.“Les conditions auxquelles Dieu accorde sa miséricorde sont simples, justes et raisonnables. Le Seigneur ne demande pas de nous des choses pénibles en retour du pardon de nos péchés. Il n’est pas nécessaire d’entreprendre de longs et durs pèlerinages, ou de se soumettre à des mortifications pour gagner la sympathie du Dieu des cieux, ou expier nos transgressions : celui qui avoue et délaisse ses péchés obtient miséricorde.”—Vers Jésus, p. 37 ou Le Meilleur Chemin, p. 35.b. En offensant notre frère ou notre sœur, qui offensons-nous également ? Qu’est-ce qui devrait nous enseigner notre devoir envers notre frère ou notre sœur ? Matthieu 25:40 ; 1 Pierre 4:8.“Confessez vos fautes à Dieu qui seul peut les pardonner, et confessez-vous mutuellement vos torts. Si vous avez offensé votre ami ou votre prochain, votre devoir est de le reconnaître ; et le leur, de vous pardonner. Vous devez ensuite rechercher le pardon divin, parce que le frère que vous avez blessé est la propriété de Dieu ; en l’offensant, vous avez péché contre son Créateur et Rédempteur.”—Idem.c. À qui devons-nous confesser nos péchés ? Comment la confession de notre péché doit-elle être faite ? Psaumes 32:5 ; Matthieu 5:23-24.“Une confession véritable est toujours précise et avoue des péchés déterminés. Certains péchés sont d’une nature délicate et ne peuvent être confessés qu’à Dieu seul ; d’autres doivent être confessés à ceux qui en ont été les victimes ; d’autres enfin sont des fautes publiques et exigent une confession publique. Mais toute confession doit être explicite, directe, et nommer les péchés mêmes dont on s’est rendu coupable.”—Idem, p. 38 ou 36.“Les péchés qui ont un caractère privé doivent être confessés au Christ, le seul médiateur entre Dieu et l’homme, car «si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le Juste» (1 Jean 2:1). Chaque péché constitue une offense à Dieu et doit lui être confessé par l’intermédiaire de Jésus. Les péchés publics doivent être confessés publiquement.”—Le Ministère Évangélique, p. 211.
4. LE DANGER DE LA PROPRE JUSTICE Mercredi15 novembre
a. Quand l’Éternel posa à Adam et Ève des questions touchant leur péché, comment leur réponse insinuait-elle que leur faute ne leur était pas véritablement imputable ? Genèse 3:12-13.“Après avoir mangé du fruit défendu, Adam et Ève furent saisis de honte et d’effroi. Leur première pensée fut de chercher à se disculper de leur faute et à échapper à la redoutable sentence de mort. Quand Dieu s’enquit de leur péché, Adam voulut en faire retomber la faute en partie sur Dieu et en partie sur sa compagne. «La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.»La femme, à son tour, rejeta toute la faute sur le serpent, disant : «Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé» (Genèse 3:12, 13). Pourquoi as-tu créé le serpent ? Pourquoi l’as-tu laissé entrer en Éden ? Ces questions, impliquées dans son excuse, ne tendaient qu’à faire retomber sur Dieu la responsabilité de leur chute.”—Vers Jésus, p. 40 ou Le Meilleur Chemin, p. 38.b. Qu’est-ce qui constitue une tentation courante pour une personne coupable de transgression et pourquoi cette attitude rend-elle ce genre de confession inefficace ? Job 9:20 ; Luc 16:15.“La tendance à excuser ses torts a pris naissance chez le père du mensonge et se manifeste chez tous les fils et toutes les filles d’Adam. Les confessions de ce genre ne sont pas inspirées par l’Esprit de Dieu et ne peuvent être agréées. La véritable repentance amène le pécheur à porter lui-même sa transgression et à la reconnaître sans fraude et sans hypocrisie.”—Idem.c. De quelle façon précise Paul reconnut-il son péché ? Quelle attitude humble adopta-t-il après sa conversion ? Actes 26:10-11.“Les exemples de confessions véritables que fournit la Bible ne contiennent pas une seule parole tendant à excuser ou à pallier la faute et à justifier le transgresseur. L’apôtre Paul ne cherchait nullement à se défendre. Il dépeint son péché sous les plus vives couleurs ; il ne fait rien pour en atténuer la culpabilité. «J’ai jeté en prison plusieurs des saints, ayant reçu ce pouvoir des principaux sacrificateurs, et, quand on les mettait à mort, je joignais mon suffrage à celui des autres. Je les ai souvent châtiés dans toutes les synagogues, et je les forçais à blasphémer. Dans mes excès de fureur contre eux, je les persécutais même jusque dans les villes étrangères» (Actes 26:10,11). Il n’hésite pas à dire : «Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier» (1 Timothée 1:15).”—Idem, p. 40-41 ou p. 38-39.
5. TOUT OU RIEN Jeudi16 novembre
a. Qu’est-ce que Dieu nous demande de lui donner et qu’est-ce que cela implique ? Proverbes 23:26 ; Luc 14:33.“Dieu exige le don inconditionné du cœur avant que la justification soit possible.”—Messages Choisis, volume 1, p. 429.“En nous donnant à Dieu, nous devons nécessairement abandonner tout ce qui pourrait nous tenir éloignés de lui. C’est pourquoi le Sauveur dit : «Quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple» (Luc 14:33). Mammon est l’idole de plusieurs. L’amour de l’argent, le désir des richesses sont les chaînes dorées qui les lient à Satan. D’autres adorent la gloire et les honneurs mondains. D’autres encore se font une idole d’une vie d’aise, libre de toute responsabilité. Mais il faut que ces chaînes soient rompues. Nous ne pouvons être en partie au Seigneur et en partie au monde. Nous ne devenons les enfants de Dieu que dès le moment où nous le sommes sans réserve.”—Vers Jésus, p. 44 ou Le Meilleur Chemin, p. 42.b. Pourquoi la prière du publicain réclamant la miséricorde fut-elle entendue ? Luc 18:13-14.“La prière du publicain fut exaucée parce qu’elle exprimait un sentiment de complète dépendance par rapport au Tout-Puissant. Pour cet homme, le moi n’était que honte. Il doit en être ainsi de tous ceux qui recherchent Dieu. Par la foi—cette foi qui renonce à s’appuyer sur soi-même—le suppliant doit s’en remettre à celui dont la puissance est infinie.Aucune pratique extérieure ne peut remplacer une foi simple et une entière abnégation. Mais n’oublions pas que nul ne peut se dépouiller du moi. Tout ce que l’on peut faire, c’est de consentir à ce que le Christ agisse.”—Les Paraboles de Jésus, p. 132 (V&S) et 158-159 (Gland).
RÉVISION PERSONNELLE Vendredi17 novembre
1. Quelles sont les deux choses comprises dans la vraie repentance ?2. Comment la repentance est-elle un don que nous recevons plutôt qu’une chose que nous devons faire ?3. Que devons-nous faire afin d’obtenir le pardon de nos péchés ?4. Qu’est-ce qui montre qu’une personne vraiment repentante ne cherchera pas d’excuse à son péché ?5. Que devons-nous être prêts à abandonner afin de recevoir la justification ?