L’esprit et le corps “Vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu” (1 Corinthiens 6 : 20).
Lecture proposée :
Jésus-Christ, chapitre 12.
“La relation existant entre l’esprit et le corps est très étroite. Quand l’un est affecté, l’autre le ressent. La condition dans laquelle se trouve l’esprit retentit sur la santé physique.”—Counsels on Health, page 28.
1. UNE RELATION ÉTROITE Dimanche10 octobre
a. Quelles «pièces» composent le corps humain ? 1 Thessaloniciens 5 : 23. “Les enfants de Dieu doivent se mettre dans des conditions où ils peuvent croître en grâce, être sanctifiés par la vérité, corps, âme et esprit. En renonçant à tous les appétits nocifs à la santé, ils pourront avoir une notion plus exacte de ce qu’est la vraie piété.”—Conseils sur la Nutrition et les Aliments, pages 38-39. b. Quelle est la relation entre ce que nous faisons physiquement et notre condition spirituelle ? 1 Corinthiens 3 : 17. “Toutes les lois de la nature –qui sont les lois de Dieu– ont été données pour servir à notre bien. Leur pratique nous procure le bonheur dans cette vie, et nous prépare à la vie à venir.”—Idem, page 25. “La violation des lois de notre être est un péché au même titre que la transgression du Décalogue. L’une et l’autre violations représentent la transgression des lois de Dieu.”—Idem, page 18. c. Comment les Ecritures décrivent-elles le caractère sacré de notre responsabilité en ce qui concerne le soin du corps ? Romains 12 : 1.
2. NOUS SOMMES CE QUE NOUS MANGEONS Lundi11 octobre
a. Que dit la Bible à propos du manger et du boire, ainsi que de la relation entre ce que nous mangeons et ce que nous sommes ? Proverbes 23 : 1-3, 6-7. “Nos habitudes dans le manger et dans le boire montrent si nous sommes du monde ou si nous faisons partie de ceux que le Seigneur, par sa vérité claire et puissante, a séparés du monde.”—Conseils sur la Nutrition et les Aliments, pages 67-68. “Les habitudes de notre époque constituent un sérieux obstacle au perfectionnement d’un caractère chrétien. Physiquement, nous sommes faits de ce que nous mangeons et notre esprit est grandement influencé par notre corps.”—The Signs of the Times, 6 janvier 1876. b. Sur la nouvelle terre, quelle sera la relation entre la nature des animaux et la nourriture qu’ils absorberont ? Esaïe 11 : 6-7 ; 65 : 25. c. Quelles mauvaises habitudes, prises dès l’enfance, retentissent sur le caractère et sur l’esprit ? “Le sucre n’est pas bon pour l’estomac. Il provoque une fermentation qui obnubile le cerveau et rend l’humeur acariâtre.”—Conseils sur la Nutrition et les Aliments, page 389. “On devrait apprendre à nos enfants à se passer de ces choses inutiles telles que bonbons, chewing-gum, glaces et autres friandises.”—Idem, page 392. “En leur permettant de manger à chaque instant, entre les repas, les mères commettent une erreur grave. Il en résulte un préjudice pour l’estomac qui risque de se traduire plus tard par la maladie. Une digestion laborieuse rend les enfants grincheux et agités ; [mais la mère ne prend pas le temps de réfléchir à cela ni de corriger sa manière de faire préjudiciable. …Elle leur donne une friandise quelconque pour les calmer.] Mais ces expédients ne font qu’aggraver le mal.”—Idem, page 285 [corrections du traducteur]. “[Vos enfants] sont nourris par des aliments qui excitent leurs passions animales, et vous fréquentez les réunions pour y demander que Dieu bénisse et sauve vos enfants. Jusqu’où vos prières montent-elles ? Vous devez d’abord remplir un devoir. Lorsque vous aurez fait pour vos enfants tout ce que Dieu vous demande de faire, vous pourrez en toute confiance implorer Dieu pour qu’il vous accorde l’assistance qu’il vous a promise.”—Idem, page 289.
3. DES NERFS ABÎMÉS Mardi12 octobre
a. Expliquez pourquoi ce que nous mangeons peut être à l’origine de mauvais comportements. Ecclésiaste 10 : 17 ; Esaïe 22 : 12-14. “L’alimentation a beaucoup à voir avec la religion. La vie spirituelle est grandement affectée par la manière dont on traite l’estomac. Manger et boire en accord avec les lois de la santé favorise les actions vertueuses. Mais si l’on fatigue l’estomac par des habitudes qui ne sont aucunement naturelles, Satan profite des erreurs qui ont été commises et se sert de cet organe comme d’un ennemi de la justice, créant un désordre qui affecte toute la personne. On n’apprécie pas les choses spirituelles. Le zèle spirituel diminue. On perd la paix de l’esprit. Les dissensions, les disputes et la discorde la remplacent. On prononce des paroles impatientes et les actions deviennent rudes ; on se met à être malhonnête et à manifester de la colère. Tout cela parce que les nerfs du cerveau sont épuisés par le trop plein de nourriture infligée à l’estomac.”—Counsels on Health, pages 577-578. b. Quelle grâce de l’Esprit va de pair avec la patience ? 2 Pierre 1 : 5-6. “Vous devez être sobre dans le manger pour pouvoir acquérir la patience.”—Conseils sur la Nutrition et les Aliments, page 76. c. Quelle habitude nous aide à avoir des pensées claires et du discernement ? Lévitique 10 : 9-10 ; Daniel 12 : 3. “Ils se mettent dans l’impossibilité de discerner les choses spirituelles ceux qui abîment leur corps et leur esprit par leur intempérance. Leur esprit est confus et ils cèdent promptement à la tentation parce qu’ils ne discernent pas clairement le bien du mal. Les indulgences coupables souillent le corps et rendent les hommes inaptes à la pratique religieuse. Celui qui aime les principes de la vraie tempérance est grandement aidé dans son travail de sanctification par la vérité et dans sa préparation pour l’immortalité. Mais s’il méprise les lois de son être physique, comment peut-il parfaire sa sainteté dans la crainte de Dieu ?”—The Signs of the Times, 27 janvier 1909.
4. LE SENS MORAL AFFECTÉ Mercredi13 octobre
a. Qu’est-ce qui révèle la responsabilité de l’homme envers la création animale ? Proverbes 12 : 10 (première partie). D’autre part, quelle est la plus grande cause de la souffrance animale ? “C’est à cause du péché de l’homme que «toutes les créatures ensemble soupirent, et sont comme en travail.» La chute a exposé non pas seulement la race humaine, mais aussi les animaux, à la souffrance et à la mort. … Celui qui maltraite les animaux parce qu’il les tient sous sa puissance, est à la fois un lâche et un tyran. La disposition qui pousse à faire souffrir soit les hommes soit la création animale, est satanique. Bien des gens s’assurent que leur cruauté ne viendra jamais au jour, parce que les pauvres bêtes muettes ne peuvent pas la révéler. Mais si les yeux de ces hommes pouvaient s’ouvrir … ils verraient qu’un ange de Dieu est témoin de leurs actes, et en dresse un rapport pour les cours célestes.”—Patriarches et Prophètes, page 452 (Bâle) ou 424 (V&S). b. Pourquoi la consommation de nourriture carnée augmente-t-elle les risques de maladie ? “La viande n’a jamais été le meilleur aliment, mais elle est doublement sujette à caution depuis que la maladie chez les animaux est devenue si fréquente.”—Ministère de la Guérison, page 264. “Les procédés d’élevage des animaux engraissés pour la boucherie augmentent le nombre de bêtes malades, et seraient-ils élevés de la meilleure manière la viande n’en serait pas moins échauffée et malsaine à cause du trajet accompli de la ferme au marché. Les humeurs et la chair de ces animaux malades passent directement dans le sang de l’homme et deviennent humeurs et chair de même qualité. Ainsi, des maladies s’introduisent dans l’organisme et, si la personne a déjà un sang impur, la consommation de cette viande aggrave sérieusement la situation.”—Témoignages pour l’Eglise, volume 1, page 220. c. Quelle est la principale cause des maladies ? Deutéronome 28 : 15, 21. “Satan est à l’origine de la maladie. … Il y a un lien divinement établi entre le péché et la maladie. … Le péché et la maladie ont l’un envers l’autre une relation de cause à effet.”—Healthful Living, page 60. “La maladie est provoquée par la violation des lois de la santé.”—Testimonies, volume 3, page 164.
5. UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN Jeudi14 octobre
a. Quels aliments présentent un risque pour notre santé et pourquoi ? Romains 8 : 22. “Dites-leur que le temps viendra bientôt où ils seront en danger en consommant des œufs, du lait, de la crème ou du beurre, parce que la maladie chez les animaux augmente à mesure que croît la méchanceté des hommes.”—Conseils sur la Nutrition et les Aliments, page 415 (1902). b. Si nous préservons la santé de notre corps, quelle partie de notre être peut être mieux développée ? Proverbes 4 : 23. “En tant qu’organe de l’esprit, le cerveau régit le corps tout entier. Pour que toutes les autres parties de l’organisme fonctionnent normalement, le cerveau doit être en bon état, et pour cela, le sang doit être pur. Si la pureté du sang est assurée grâce à de bonnes habitudes en matière d’aliments et de boissons, le cerveau sera convenablement nourri.”—Pour un Bon Equilibre Mental et Spirituel, volume 1, page 60. c. Quelle leçon pouvons-nous tirer de la première tentation de Christ dans le désert ? Matthieu 4 : 3-4. “Le Christ a remporté la victoire en dominant l’appétit. Notre seule espérance de reconquérir le jardin d’Eden réside dans une parfaite maîtrise de soi.”—Conseils sur la Nutrition et les Aliments, page 198. d. Pourquoi le discernement spirituel est-il si important pour nous aujourd’hui ? 2 Timothée 3 : 13.
RÉVISION ET SUJETS DE RÉFLEXION Vendredi15 octobre
a. Quel rapport y a-t-il entre la loi morale de Dieu et notre corps ? b. Quel est l’effet de la nourriture sucrée sur les enfants tout particulièrement ? c. Quelle est trop souvent la cause cachée des chicaneries et des querelles ? d. Quels facteurs devrait-on considérer en ce qui concerne les animaux ? e. Pourquoi la victoire de Christ dans le désert sur l’appétit est-elle si importante pour nous ? L’esprit et le corps Il y a profit à étudier le système d’éducation suivi dans les écoles des Hébreux, tant au point de vue physique que religieux. La valeur d’une éducation de ce genre n’est point appréciée. Il existe entre l’esprit et le corps une relation très intime ; tellement que si l’on veut parvenir à un haut degré intellectuel et moral, il s’agit de se conformer aux lois qui gouvernent notre condition physique. Pour obtenir un caractère fort et bien équilibré, il faut que les facultés tant physiques que mentales soient mises en exercice et développées. Quelle étude peut être plus importante pour la jeunesse, que celle qui traite de l’organisme merveilleux que Dieu nous a confié, et des lois qui nous enseignent à le maintenir en santé ? En outre, aujourd’hui comme au temps d’Israël, chaque jeune homme devrait être initié aux devoirs de la vie pratique, et apprendre quelque métier au moyen duquel il puisse gagner sa vie, si cela devenait nécessaire. C’est là un point essentiel, non point seulement comme sauvegarde contre les vicissitudes de la vie, mais en vue de sa portée sur le développement physique, mental et moral. Alors même que l’on serait assuré de n’avoir jamais à recourir aux travaux manuels pour subsister, il n’en serait pas moins nécessaire d’apprendre à travailler. Sans exercice physique, nul ne peut avoir une forte constitution et une santé vigoureuse ; en outre, la régularité dans le travail n’est pas moins essentielle à la formation d’un esprit fort et actif, comme d’un noble caractère. Tout étudiant devrait consacrer une partie de son temps, chaque jour, à un travail manuel quelconque. C’est le moyen de contracter des habitudes d’industrie, d’encourager le besoin de se suffire à soi-même, comme aussi de garantir la jeunesse de bien des maux et des pratiques dégradantes qui sont si souvent le fruit de l’oisiveté. Or cela est parfaitement d’accord avec le but principal de l’éducation ; car en encourageant l’activité, la diligence et la pureté, nous nous mettons en harmonie avec le Créateur. Que l’on fasse comprendre à la jeunesse le but de sa création : à savoir d’honorer Dieu et de faire du bien à ses semblables ; qu’on lui apprenne le tendre amour que son Père dans les cieux lui a manifesté ; qu’on lui représente la haute destinée à laquelle la discipline de cette vie la prépare, comme la dignité et les honneurs auxquels elle est appelée : entre autres celui d’être mis au rang des fils de Dieu, –et vous verrez des milliers de jeunes gens et de jeunes filles se détourner avec mépris et dégoût des poursuites basses et égoïstes, et des plaisirs frivoles qui avaient jusqu’ici rempli leur imagination et leur cœur. Ils apprendront alors à haïr et à éviter le péché, non point seulement par l’espérance de la récompense ou la crainte du châtiment, mais parce que le péché est haïssable en lui-même, et parce que se mettre à son service serait dégrader les facultés que Dieu leur a données, et tacher une virilité qui est à l’image de Dieu même.”—Patriarches et Prophètes, pages 620-621 (Bâle) ou 588 (V&S).